La maison de retraite Marguerite Renaudin

Rappelons que la propriété transformée en maison de retraite avait éta acquise par le docteur Renaudin qui en avait fait don à la commune de Sceaux.

 

Ce philantrope a droit à toute la reconnaissance des citoyens de cette ville !

 

Il s'avère que cette propriété contenait ce pavillon Voltaire dont de nombreux Scéens ont trouvé la destruction scandaleuse. Ce pavillon, sans doute un peu vétuste dans ses aménagements pour continuer à pouvoir recévoir décemment des personnes âgées, méritait une large rénovation. De là à le détruire !

 

D'autant que la destruction s'est faite d'une façon perfide ! En effet, le permis de construire du bâtiment que nous voyons aujourd'hui a été l'objet d'un recours devant le tribunal administratif au motif que le projet ne respectait pas le PLU. Le tribunal a donc annulé le permis de construire. En revanche, à la suite du référé déposé pour empêcher la démolition du pavillon Voltaire, le juge administratif a refusé de juger et a "renvoyé les parties dos à dos".

 

Résultat : le maire a fait démolir le pavillon Voltaire, vite fait, bien fait, on pourrait presque dire "en douce"... le 19 janvier 2012. Puis il a modifié son PLU et ressigné un nouveau permis de construire dont le résultat est cette bâtisse-prison dont l'esthétisme est franchement discutable.

Un budget qui ne manque pas d'étonner !

 

Chacun sait que le projet aura coûté au bas mot 18 millions d'euros. Par comparaison, le projet de maison de retraite du Plessis-Robinson, plus grand et accueillant des lits Alzheimer, a, dit-on coûté 12 millions d'euros.

 

Que justifie donc la différence de 6 millions d'euros ? Il s’agit, comme par hasard, d’un écart sur les dépenses engagées avec des bureaux d'études, montants qualitatifs qui ne peuvent être facilement contestés devant un tribunal, contrairement aux travaux de gros œuvres !

 

On peut en conclure que les conseils sont beaucoup plus coûteux à Sceaux qu’au Plessis Robinson…

 

Vous avez dit "bureaux d'études". Comme c'est bizarre ?!

Surtout pour faire ça !

 

ou encore ça !

Le projet de démolition-reconstruction a été stoppé net par le Tribunal Administratif

Les travaux sont arrêtés : pourquoi ?

 

L’association Cœur de Sceaux était convaincue que le permis de construire déposé par l’EHPAD Renaudin (Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) et accordé par le maire de Sceaux n’était pas conforme aux règles d’urbanisme en vigueur à Sceaux.

 

Après un recours gracieux rejeté par le maire, Philippe Laurent, lequel préside aussi l’EHPAD, un recours contentieux a été intenté devant le tribunal administratif.

 

Face au passage en force de l’EHPAD, c’est-à-dire le démarrage des travaux malgré le recours contentieux contre le permis de construire, l’association « Cœur de Sceaux » a alors dû engager une procédure de référé. Le juge lui a donné raison, car il a considéré qu’il y avait des doutes sérieux sur la légalité du permis de construire, et a ordonné la suspension des travaux.

 

La ville et l’EHPAD se sont pourvus en cassation auprès du Conseil d’État. Ce dernier a rejeté en bloc ce pourvoi et a donné unesecondefois raison à l’association.

 

Le jugement au fond, du 28 septembre 2010, a confirmé pour la troisième fois que le permis de construire était bien entaché d’illégalité et ordonné son annulation.

 

L’illégalité de ce permis de construire était tellement patente que l’on peut s’étonner que le maire ait méconnu à ce point les règles d’urbanisme dont il est pourtant supposé être le garant.

 

L’association « Cœur de Sceaux » souhaitait la mise aux normes du projet en exigeant un nouveau projet architectural correspondant à ce que l’on peut attendre d’une maison de retraite ; par exemple : l’abandon des longs couloirs qui rendent difficile le cheminement des personnes handicapées ou de la résille de bois qui donne le sentiment d’être en cage à des personnes qui sortent peu.

 

L’association exigeait que le projet architectural soit en harmonie avec l’environnement historique du Cœur de Sceaux en sauvegardant l’actuel pavillon Voltaire et que le budget pharaonique soit revu à la baisse.

 

L’association « Cœur de Sceaux » avait fait le bilan suivant pour un projet prévoyant un investissement excessif de 18 M€ pour 108 chambres seulement.

 

 

Le Plessis

Sceaux

Commentaires

Nombre total de places

111,00

108,00

3 places en moins pour Sceaux

Accueil temporaire

5,00

0

Pas d’accueil temporaire à Sceaux

Accueil jour « simple »

10,00

0

Pas d’accueil de jour simple à Sceaux

« Alzheimer » jour et nuit

24,00

0

Aucune à Sceaux

« Alzheimer » jour

0

10,00

10 places de ce type à Sceaux

 

 

 

 

Coût total TTC du projet

10,50 M€

18,00 M€

+ 7.500.000 € à Sceaux

Dont Travaux

8,40 M€

12,00 M€

+ 3.600.000 € à Sceaux

Dont Études et Maitrise Œuvre

1,00 M€

6,00 M€

+ 5.000.000 € à Sceaux

Dont Équipement

1,10 M€

0,00 M€

 

 

 

 

 

Coût de l’investissement par place

94 775 €

166 667 €

+ 71 892 €

Surface des chambres

22 m²

20 m²

Les chambres sont + petites à Sceaux

Coût d’investissement par lit

104 158 €

183 673 €

+ 79 515 €

 

Ces chiffres ont été communiqués par la ville du Plessis Robinson et, s’agissant de Sceaux, par le maire lors de la réunion publique du 15 décembre 2009.

 

De nombreux Scéens ont alors considéré que ce projet était un défi au bon sens, que c’était, en outre, un gouffre financier qui allait peser sur les pensionnaires et leurs familles et qui pèserait aussi, in fine, sur le contribuable.

 

Quant à l’écart entre les coûts à Sceaux et au Plessis Robinson, chacun jugerait. Il n’est pas encore trop tard pour juger… et sanctionner cette gestion dispendieuse !

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